dimanche 30 octobre 2005

Les chats et l'avion






Kiki et Mimine







Petit retour en arrière, pour ceux qui me demandent comment s'est passé le voyage pour nos chats ...

C'était leur premier voyage en avion et je n'étais pas très rassurée. Le vétérinaire m'avait conseillé de leur donner un calment. J'aurais peut-être dû en prendre un pour moi aussi !
Le calment, à part les mettre KO physiquement ( et encore, pour Kiki, notre croisé siamois, c'est à se demander !), ne les a pas vraiment calmées nerveusement. Cet état de droguée les inquiétait, en plus de tout ces bruits inconnus. Mais, au moins, le passage sous le portique de sécurité, avec un chat dans les bras, s'est fait sereinement.

Alors, comment se passe un voyage en avion avec un chat ? Ou, du moins, comment s'est passé le mien ?
Déjà, on nous a dit qu'un passager ne peut voyager qu'avec un chat. ça tombe bien : mon mari a le sien et moi, le mien. Ensuite, ça peut varier suivant les compagnies aériennes mais en général, l'animal est toléré en cabine s'il fait maximum 5kg avec son panier de transport et si on ne dépasse pas le nombre d'animaux totals autorisés dans l'avion, en cabine. Dans le cas contraire, c'est ouste, la soute ! Pressurisée et chauffée !! ouf ! Voilà les infos récoltées auprès de la compagnie aérienne qu'on a prise.
Donc, quand on a acheté nos billets électroniques, nous avons aussi enregistré nos chats en cabine, en précisant leur poids (infèrieur à 5kg).
Le jour J, quand on passe au contrôle sécurité, on pose le panier de transport sur le tapis roulant, pour les rayons X et on prend le chat dans les bras, pour passer sous le portique. En général, il faut le sortir en laisse, au cas où il voudrait se faire la malle. Mais moi, on m'a dit que ce n'était pas la peine. Et puis, mes chats étaient "calmés" !
Après, dans l'avion, nous avons eu une petite surprise. Nous avions un panier de transport souple pour Mimine, la plus calme, qui passe à merveille sous le siège. Mais, en ce qui concerne le panier de transport rigide standard, pour Kiki, la toujours-un-peu-agitée-malgré-le-calment, il ne passait pas. J'ai dû le garder dans mes jambes, tout au long du voyage. Heureusement qu'elles sont courtes, mes jambes !
Concernant le vol lui-même, les chattes ont passé leur temps à dormir, comme un bon chat qui se respecte et passe les 3/4 de sa journée à roupiller. Elles ont juste beaucoup miaulé voire secoué le panier pour Kiki, au décollage et à l'atterrissage. Mais, ça n'a pas dérangé les autres passagers car y'a tellement de bruit dans un avion que ça couvre les miaulements. C'est bien pour ça d'ailleurs qu'on donne des boules Quies au cas où on voudrait dormir ! Mise à part ça, elles ont refusé de boire. Et évidemment, elles ont fait leurs besoins dans leur panier, les pauvres. Heureusement que j'avais prévu le coup ! Je leur avais mis un truc éponge-serpillère ultra-absorbant, le plus absorbant de tout le rayon que j'ai pu trouvé, plié en deux, et j'avais prévu un rechange pour chaque panier.

Voilà ! Dans l'ensemble, le voyage en avion s'est bien passé, certainement mieux que les 17 heures en voiture, coincés dans les embouteillages, en pleine chaleur.

Mais, aujourd'hui, c'est de l'histoire ancienne et mes deux tigresses se la coulent douce dans leur nouvelle maison !

samedi 29 octobre 2005

Le temps au Texas ... en cet fin d'octobre


Je suis arrivée fin septembre, au sud du Texas, quand la température atteignait les 40 °C. Puis, 15 jours après nous avons eu une chute libre. Je me suis, tout à coup, cru à Paris : ciel gris et 12°C ! La température a ensuite regrimpé vers les 30°C. Maintenant, du moins en ce moment, nous avons de grosses fraîcheurs le matin (10-12°C) et il fait chaud l'après-midi (20-25°C). Je vous raconte pas comment je me caillais ce matin, à 9h30, avec mon pull et mon gilet alors que 3 heures plus tard, j'étais obligée de tout retirer tellement que j'avais chaud. Rien de tel pour choper un rhume !!!!

Mise à part ça, il fait soleil les 4/5 du temps !

jeudi 27 octobre 2005

Carte verte .... et carte de sécurité sociale !

ça y est ! J'ai tout reçu !

Bon, j'avais oublié de vous préciser que j'avais reçu ma carte de résidente permanente (carte verte pour les intimes !), juste 3 semaines après mon entrée aux US, comme me l'avait indiqué l'officier à l'immigration. D'ailleurs, ils n'appellent pas cela une green card mais une permanant resident card. La carte est toute blanche. Ok, c'est écrit en vert au verso. ça compte ? Dessus, y'a ma photo au format spécial, prise à l'époque pour la constitution de mon dossier d'immigration; y'a aussi mon A number (numéro d'immigrant), ma date d'entrée aux US et la date de fin de validité de la carte : 2015 !

Avant réception de cette carte, j'avais reçu une welcome notice me souhaitant la bienvenue, avec un numéro de téléphone pour les contacter et d'autres numéros comme receipt number et A number.

Suite à la réception de ma petite carte, j'ai été au bureau de la sécurité sociale pour faire la demande du sésame : le numéro de sécurité sociale. Grâce à lui, je peux travailler, ouvrir un compte en banque ... La demande s'est faite très rapidement et avec le sourire et l'amabilité de l'employée à la sécu. Je lui ai donnée ma carte de résidente permanente, mon passeport et mon certificat de naissance. Elle m'a demandé si j'avais une traduction de ce dernier mais je n'en avais pas et elle a quand même pu faire sans. A mon avis, elle devait connaître un peu de français parce que vu la tête du certificat de naissance : c'est une plâtrée de lignes où même la date de naissance est écrite en toutes lettres ! Bref, en 10-15 minutes environ, tout était fait et après avoir signé ma demande, elle m'a donné une feuille datée attestant ma demande de numéro de sécurité sociale, en me disant que d'ici 2 semaines, je recevrai mon numéro par la poste.

Et voilà, juste une semaine après la demande, je viens de recevoir, aujourd'hui, ma petite carte avec son numéro.

Finies les vacances !!!!

vendredi 21 octobre 2005

Port of entry

Alors, comment se passe l'arrivée d'un nouvel immigrant aux Etats-Unis ?
Voilà ce qui s'est passé pour moi, à Houston, ma port of entry.

J'ai fait la queue, comme tout le monde, dans celle des visiteurs, car, comme un officier me l'a dit, je ne suis qu'un visiteur jusqu'à ce qu'un officier à l'immigration tamponne mon visa d'immigrant. Mon mari, bien qu'américain, a fait aussi la queue avec moi, bien que les ressortissants américains et résidents permanents font la queue ailleurs. Arrive mon tour. Je tends mon passeport avec ma mystérieuse enveloppe marron que personne ne doit ouvrir sauf l'officier à l'immigration. L'officier regarde mon visa, puis tapotte sur son ordinateur et me regarde bizarrement pour bien vérifier que c'est moi sur la photo. Ensuite, il me dit d'attendre à côté; quelqu'un va venir me chercher. Il s'occupe de mon mari. Puis, quelqu'un arrive et nous emmène dans un bureau, à côté. C'est le Bureau of Homeland Security. Là, il me dit d'attendre et pose mon dossier sur un bureau. Puis, une autre personne le prend quelques minutes plus tard et m'appelle. Je dois signer un papier. On prend (encore) mes empreintes, avec de l'encre cette fois-ci, pas comme au consulat. Puis, il tamponne le visa, me le rend en me disant que je vais recevoir ma carte de résidente permanente d'ici 2 à 3 semaines et que je peux demander un numéro de sécurité sociale, travailler etc ...

Bref, me voilà officiellement une nouvelle résidente permanente aux Etats-Unis.

Notre arrivée à Houston, le 22 septembre




Après un long voyage en avion avec deux chats et un manque évident de sommeil (peu dormis la veille et dans l'avion), nous voilà enfin arrivés à Houston, vers 14 h ... alors qu'une bonne partie de la ville évacue.

Après être descendus les derniers de l'avion, nous arpentons les couloirs de l'aéroport que nous trouvons bien vide. On se sent un peu seul, là !!! C'est bizarre. C'est pourtant un aéroport international !

Nous passons l'immigration, plutôt rapidement. Nous récupérons nos bagages, plutôt rapidement aussi, vu qu'on était les derniers et qu'ils nous ont paumé une valise, la plus grosse. :-(
Nous passons la douane, avec nos matous, tout aussi rapidement. Le douanier ne regarde que les vaccins, dans leur carnet.

Ensuite, on s'en va pour faire une réclamation mais on ne trouve plus personne de Air France. On attend mais toujours le peu de gens restant dans cet aéroport a plutôt tendance à disparaître.
Finalement, on part car nous sommes attendus par les parents de mon mari. Et là, c'est le retour violent à la réalité.

Nous prenons la voiture. Il fait très chaud dehors, environ 40°C, mais pour l'instant, on a la clim. En quittant le parking de l'aéroport, on nous annonce que l'aéroport est en train d'être fermé. Je comprend mieux pourquoi il avait l'air si désert ! Le père de mon mari essaie de trouver une pompe à essence car il a peur de ne pas avoir assez jusqu'à SAT. En vain ! Elles sont toutes fermées, désertées voir même barricadées. Finalement, il se résoud à prendre la direction de SAT et quitter Houston. Et là, adieu la clim' ... pour économiser l'essence !

Nous allons mettre 17 heures pour rejoindre San Antonio, sous une chaleur de plomb (40°C à l'extèrieur de la voiture), dans un embouteillage immense, à avancer de quelques mètres, chaque minute, pendant des km et des km (il y a environ 200 km entre SAT et Houston), avec deux chattes qui en ont plus que marre d'être dans leur panier de transport et qui crèvent de chaud. Elles souffrent beaucoup à ce moment-là et on doit les ventiler avec ce qu'on a sous la main et les humifier pour qu'elles resistent, pendant des heures. Elles halètent comme des petits chiens. Moi, je transpire à grosses gouttes, j'ai soif et je me sens partir dans les vappes. Heureusement, de gentils automobilistes nous dépanne gratuitement en nous donnant trois petites bouteilles d'eau et une cannette de soda. Mais, j'ai quand même très sommeil : je n'ai dormi qu'une demie-heure la veille, me suis levée à 5h du mat', j'ai des heures de voyage dans les pattes et il commence à faire nuit. Avec le décalage horaire, ça fait bien plus d'une journée entière que je n'ai pas vraiment dormi. J'essaie de lutter contre le sommeil pour m'occuper d'India, une des 2 chattes qui miaulent comme une malade dans son panier et donc, que j'ai pris sur mes genoux pour ne pas énerver le conducteur qui ne supporte plus ses cris. Mais, à certains moments, je m'endors sans m'en rendre compte. Heureusement, mon mari est là pour prendre le relais avec le chat.
Je suis dans un état de transpiration jamais atteint dans ma petite vie, sans bouger d'un millimètre. j'ai le front trempé de sueur et les bras moites à tel point que les poils du chat restent collés sur ma peau. Grade !!! Ceci fait que j'attire les insectes suceurs de sang en tout genre ! D'ailleurs à un moment, je sens une douleur sur ma main et je regarde : c'était un étrange insecte ressemblant à un moustique texan (plus gros que les moustiques par chez nous, noir et velu) en train de me piquer la peau avec sa grosse trompe de moustique et me sucer le sang. Vu la taille de sa trompe, j'ai compris pourquoi j'ai senti la piqûre (comme une prise de sang).

Voilà ! un vrai enfer ! A chaque heure qui passait, je me disais qu'on allait quitter cet embouteillage et rouler plus vite. Que nenni ! J'avais hâte de rendre la liberté à mes chats et d'aller prendre une douche.

Nous sommes finalement arrivés à 7h30, le lendemain matin.

Oops ...

Désolée pour le silence radio. J'ai eu des problèmes de connexion internet. Voilà donc, en retard, mon récit de mon arrivée, du passage à l'immigration et autres.