Heureusement, parce que là, je serais morte !!!
Voici mes aventures d'hier et la méga suprême honte que je me suis tapée !
Hier, c'était le jour de congé de mon mari. La veille, nous nous étions couchés très tard (entre 1 et 2 heures du mat'). J'avais aussi fait une lessive que j'avais étendue sur des cintres, sur le bord du comptoir de la cuisine américaine. Et puis, j'avais eu la flemme, j'avoue, de faire la vaisselle donc celle du repas du soir traînait dans l'évier jusqu'à ce qu'elle soit faite le lendemain matin, quand j'aurai plus d'énergie. Voilà donc à quoi ressemblait l'appart' hier matin ! état qui n'était que transitoire, bien sûr, car le lendemain, après la douche, j'aurais mis de l'ordre. Sauf que voilà ...
Comme c'était le jour de congé de mon mari, nous avons fait la grasse mat'. Et pour ceux qui nous connaissent, on ne la fait pas à moitié : levé 11h et des grosses brouettes. On traînaille; mon mari va se doucher et moi, toujours en pyjama-short, les cheveux en bataille et qui ont besoin d'être lavés, je traînasse encore au lit, en attendant mon tour. Mon mari sort de la salle de bain; on tape la discut' avant que j'y aille quand tout à coup ... Pan pan pan ou plutôt bang, bang, bang vu le boucan que ça faisait. Rien qu'à la délicatesse du toquement à la porte, j'ai reconnu notre cher
management staff (petit aparthé : la résidence est gérée par une équipe qui s'occupe de collecter le loyer, déposer à la porte des rappels de toutes sortes, à la rigueur une notice d'expulsion, prendre en considération les petits problèmes d'appart' qu'on leur transmet et faire suivre à l'équipe de maintenance ... enfin, bref, ça ressemble un peu à un village vacances) ou la
maintenance staff; c'est du kiffe kiffe bourriquot !
Là, réflexion dans mon cerveau qui sort doucement de sa léthargie presque post-matinale : "mais qu'est-ce qu'ils foutent ? ils sont pas cencés passer. On n'a pas prévenu de problèmes depuis celui de samedi !!!"
Même pas le temps de finir cette réflexion intérieur qu'un nouveau ébranlement sonore de la porte a lieu. Est-ce une particularité de notre résidence ou les texans ont un temps d'attente entre deux cognements très courts et sont enclins à défoncer les portes ??? Faudra que je vous raconte à ce sujet une anecdote passée. Donc, là, on sent l'urgence : vite, trouver de quoi être présentable ! Mon mari est en caleçon, propre, et moi en pyja-short, tout court et les cheveux pas très propre (ben oui, je m'apprêtais à aller dans la douche !) et en bataille. On se met donc à courir à droite à gauche ... Il faut faire vite car la prochaine étape est : je sors la clé pour ouvrir la porte, coûte que coûte ! Oui, oui, ça s'est déjà produit mais heureusement, on a un loquet à l'intérieur donc si on est là, et qu'on l'a mis, héhé, faut pas oublier ;-) ils ne peuvent pas rentrer ... mais dans ce cas-là, ils tambourinent encore plus à la porte. Imaginez sans le loquet, vous prenez votre douche, eux rentrent et paf, vous tombez nez à nez avec la proprio ou le gars de la maintenance, dans le plus simple appareil ! :-(
Mais, revenons à nos moutons. Dans l'urgence, mon mari attrappe son bas de pyjama flannelle à carreaux bleus et un T-shirt et moi ... ma robe de chambre, style veste plutôt, qui s'arrête à la même hauteur que mon short de pyj'. Il ouvre la porte. Là, se tiennent la responsable de l'équipe de management, un autre grand gars et une femme derrière.
La responsable :"Bonjour ! " grand sourire texan "on vient pour l'inspection annuelle.'
Mon mari : "hein, quoi ?!?"
"vous n'avez pas eu la note vendredi mise sur votre porte ?"
"ben non"
"ah ben, elle a dû s'envoler"
et moi, dans ma tête, je me dis :"ben heureusement que c'était pas une notice d'expulsion !!!!!"
Et la voilà qui rentre, limite je pousse mon mari, suivi de monsieur l'inspecteur. Je me retrouve donc à moitié à poil, les cheveux dans tous les sens, l'appart' dans le même état (mais propre quand même, hein !) devant la responsable de la résidence et d'un parfait inconnu. Sous le choc ! Et, la voilà qui entame la discut' !!!
"alors, vous ne comptez pas rentrer en France, n'est-ce pas ?"
Nous, interloqués " mais qu'est-ce qu'elle nous raconte ??? elle a peur qu'on parte sans payer le reste du bail ???? c'est vrai qu'elle aurait du mal à nous retrouver !!!"
"Hein, ben, non. Pas du tout." sont les seuls mots qu'on a pu sortir.
Grand sourire !
"Oh votre chat ! c'est quelle race ?"
Moi, toujours sous le choc et pas vraiment envie de parler :"normal. De gouttière"
Mon mari : "européen ..."
"et elle est enceinte ???"
nous, dans nos têtes : "hein ???? ah oui, parce que la limite c'est deux animaux et en plus, faut payer une caution par animal donc attention, si elle a des petits, on aura des problèmes !!!! "
"non non, elle est juste grosse"
Pendant ce temps-là, le mec continue son inspection.
Après quelques minutes qui m'ont semblé une éternité, ils s'en vont, ouvrent la porte et comme ils mettent plus de temps à partir qu'à rentrer, la grosse Mimine fout le camp. Ah ben, voilà, c'est la meilleure ! et qui c'est qui va devoir courir après ??? ben, celle qu'est en pyjama, les cheveux en bataille. Ouin ! la honte :-(
Me voilà donc en train de courir, pieds nus, à moitié à poil (hein, parce que le pyjama est extra court et large, mmmh et la veste de chambre pareil !!!!) après mon chat, DEHORS, dans la résidence, aux yeux de tous. J'attrappe l'animal, je m'empresse de rentrer et hop, sur le chemin, une charmante dame (la 2ème inspectrice qui n'était pas rentrée dans l'appart') tombe en pamoison devant mon chat et commence à la caresser.
"Aaaaaaaaaaahhh, je veux rentrer chez moi ... à l'abri des regards. Mince alors !!!! scrogneugneu !"
La responsable :"bye and sorry again" grand sourire du style 'désolée mais je m'en fous!'
Conclusion : la prochaine fois qu'on programme une grasse mat' en semaine, faire la vaisselle la veille et deuxièmenent, en semaine, ne pas la faire trop longtemps.