jeudi 3 avril 2008

petite pousse deviendra grande

Maintenant que j'ai un bout de jardin (vu la taille, ce n'est qu'un bout de jardin mais je ne m'en plains pas. C'est mieux que rien !), j'ai envie de faire du jardinage. Bizarre, hein, pour ceux qui me connaissent ? Enfin moi, je me surprends toute seule. 1/ Quand j'étais adolescente, la seule plante que j'aimais avoir et que j'ai eu est le cactus parce que, d'une part, ça demande peu d'entretien, je peux l'oublier et d'autre part, ça pique, ça éloignait ainsi les mains indélicates qui fouinaient dans mes étagères (les cactus étant devant les livres, sur les étagères) (oui, je sais, un peu sadique mais j'étais ado ^_^) 2/ Je rouspétais tout le temps sur le bazar que créait l'amoncellement de plantes au bon soin de ma mère et que je devais arroser pendant leur absence, tous les deux jours pendant une bonne heure vu le nombre de plantes !) 3/ je n'ai pas la main verte. Beaucoup de plantes sont mortes entre mes mains, la dernière en date étant celle-là.

Mais voilà, le vert m'attire ! Ou serait-ce qu'avec l'âge, je ressemble de plus en plus à ma mère ?! Depuis que j'ai vu ce petit coin de terre devenu mien (enfin presque, vu que je loue mais j'ai l'accord du représentant du proprio qui m'a même dit que je pouvais y planter un arbre si ça me chantait. Un arbre fruitier, ai-je pensé brièvement jusqu'à ce que mes deux neurones viennent se percuter. Oui, c'est cela, je vais payer de ma poche pour améliorer son terrain ! N'empêche que des fleurs de saison, c'est bien, ça va, ça vient.) donc ... avec cette longue parenthèse j'en ai perdu le fil de ma phrase ... je me relis ... ah oui ! donc depuis que j'ai ce petit coin de terre, j'ai des envies de fleurs et même d'y faire pousser des choses comestibles : des légumes, des fruits, des herbes aromatiques ! Les petites graines dans leur sachet des magasins me disent : "prends-moi ! prends-moi !". Les plants de tomates, de piments, de fraisiers etc ... me crient : "prends-moi ! plantes-moi !". Ma tête tourbillonne, mon coeur palpite, mes idées s'emballent, mes mains tremblent. Je me sens envahie par la frénésie de tout acheter ... Quand d'un coup, mon bon-sens prend le dessus : "minute, papillon ! apprends déjà à garder en bonne santé une plante et à faire pousser quelques graines au lieu de gaspiller tout ton argent dans ce qui partira en fumée dû à ton inexpérience". Alors, je n'ai acheté que : un plant de menthe, un plant de fraisier, un plant de Jalapeño (parce que mon mari adore en manger)

photo prise la semaine dernière, le lendemain de l'achat

et des graines de lavande et de menthe (je les avais achetées avant le plant mais comme j'étais impatiente de voir du vert ... !).


Cette fois-ci, j'ai fait bien comme il faut pour les graines. J'ai même acheté le nursery kit spécial germination de mes graines avec le terreau adapté (m'enfin, ce qu'ils disent. Moi, je m'y connais pas encore. C'est mon premier essai !). J'ai demandé conseil à maman, spécialiste en la matière (ma mère est es jardinage, cuisine, couture, élevage éducation d'enfants, infirmière etc ...). J'ai bien humidifier le terreau avant d'y mettre les graines. Je les ai bien mises par deux ou trois (il paraît que toutes les graines ne germineront pas), recouvertes par une fine couche de terre (vu qu'elles sont petites). J'ai un peu arrosé encore et ai recouvert par un film plastique et mis au soleil, derrière ma baie vitrée (pour l'instant, en attendant de trouver une solution contre le chat du voisin qui vient foutre le boxon (pisser en tous les cas) chez moi). Ainsi, il y fait chaud et humide sans qu'on ré-arrose. Avec la chaleur, l'eau contenue dans la terre s'évapore, se condense sur le film plastique et les goutelettes retombent. C'est le cycle de l'eau, quoi !

Je vous avouerai que j'avais quand même des doutes sur la germination de mes petites graines à cause de l'échec de la dernière fois. En plus, je suis plutôt impatiente de nature (j'ai appris la patience avec le mariage mais on dirait que ça n'a pas touché tous les aspects de ma vie) et déjà, au bout de quatre jours, je désespérais. "Allô, maman !" "T'inquiétes, ça prend plus d'une semaine !"
Mais, hier, à une semaine et deux jours, j'ai découvert de jolies petites pousses vertes dans ce décor marron (mon appareil photo n'a pas un zoom assez bon pour la photo. Désolée !). Ben, j'étais très heureuse !!!! C'est peu mais comme je n'y croyais pas, c'est énorme pour moi ! Cette victoire a de nouveau réveillé la fièvre acheteuse : acheter toutes les graines et les planter dans tout plein de tupperwares, de pots en plastique (troués au fond) et se retrouver ainsi envahie, tout ce que je reprochais à ma mère et à ma grand-mère !

Sherylinn, apprentie jardinière.

ps : les conseils sont les bienvenus -_^

mercredi 2 avril 2008

Bonne nouvelle !

Si vous suivez ce blog, vous savez déjà de quoi je veux parler. En ce moment, il n'y a pas trente-six possibilités pour une bonne nouvelle. Oui, mon mari a retrouvé du travail ! Il a passé le test anti-drogue de pré-embauche et a reçu les informations nécessaires pour commencer. Reprise du travail : lundi prochain. Mon mari est très content (moi aussi d'ailleurs) car il effectue en même temps un virage dans sa carrière : adieu le service client (de nul dans ce pays* quand t'es pas le client :-D parce que quoiqu'il arrive, le client a toujours raison et peut te virer s'il a un pet de travers** (expression familiale) et bienvenu dans le monde du graphisme !

Champagne !



* cette critique ne signifie pas que je n'aime pas ce pays où je suis ;-) Justement, c'est le contraire. Et je le critique autant que je critiquais la France quand j'y étais. Car il y a du positif et du négatif dans CHAQUE pays et donc de quoi se plaindre ^_^

** ça mérite une explication : je la mets dans les commentaires.

vendredi 28 mars 2008

un Texas printanier

J'aurais dû faire ce post hier ou avant-hier ou même les jours du début de la semaine car aujourd'hui, c'est pourri. Gris, gris et venteux, un peu. Je prends l'air sur le balcon de notre chambre avec mon gros gilet car malgré les soi-disant 19°C quelque chose, je me les pèle ... les doigts de pied (et le nez). Faut dire que j'ai mes flip-flops aux pieds (tongs en français). Mais j'ai besoin d'aérer mon cerveau. Mon cours d'arabe me l'a compressé, ratatiné.

Mais revenons au printemps ! Même si ça va faire un mois que les arbres ont commencé à revêtir leur tendre feuillage, d'autres étaient un peu à labour. Comme celui du backyard du voisin. Je me demandais bien quand il finirait par bourgeonner car ça en devenait déprimant de voir que ce bois nu à côté de la vieille pallisade. Et puis, des bourgeons sont apparus.


Et finalement, assez rapidement, ces petites feuilles vert tendre. Maintenant, je n'ai plus qu'à savoir de quel arbre il s'agit.

dimanche 23 mars 2008

muddy rain

Un petit flash d'information météo. Nous avons eu quelque chose d'exceptionnel (aussi bien pour moi que pour les San Antoniens qui vivent ici depuis toujours), mardi soir : une pluie boueuse ! A ce moment-là, j'étais occupée, à l'intérieur. Je n'ai en fait pu constater le résultat que bien après en me demandant pourquoi le backyard était salopé et toutes les voitures recouvertes de boue, ainsi que les vitres (mais comme les nôtres sont un peu protégés, à part une peut-être plus que les autres (celle qui, le fait exprès, est impossible à nettoyer du côté extérieur à part si on utilise une échelle mmm) , elles ne sont pas vraiment sales). Dire qu'on avait laver la voiture il y a peu de temps ! Plus qu'à recommencer, surtout que mon mari avait un entretien vendredi.

Comme nous n'avons plus de télévision (et ça ne nous manque pas vu la pauvreté des programmes sur les chaînes non-cablées américaines; nous finissions même par regarder une chaîne espagnole qu'on arrivait à capter), j'ai été voir le pourquoi du comment de ce qu'on a eu sur le net. En fait, c'est dû à un orage de poussière du Mexique qui s'est combiné à des nuages de pluie au Texas. Ma mère, à qui j'en avais parlé, avait vu juste.

De toute cette histoire, les lave-autos auront fait leur beurre. Et j'aurai pu constater que tous les San Antoniens ne sont pas méticuleux sur la propreté de leur voiture. Depuis mercredi, certains (ouaih, je suis gentille là parce que y'en a quand même pas mal) n'ont pas encore été laver leur quatre-roues.

vendredi 21 mars 2008

Changements d'adresse

Faisons une petite pause dans notre programme musical pour vous parler d'un sujet qui peut être très utile quand on déménage aux Etats-Unis. Je veux parler des changements d'adresse. En fait, je ne vais vous parler que de celui que tout immigrant (oops, d'après le site 'alien' ou 'non-US citizen' donc aussi les non-immigrants sauf exception) doit obligatoirement faire s'il ne veut pas avoir d'ennuis un jour ou l'autre et celui qui est, somme toute, très utile. Commençons par le deuxième :

  • la poste : au moins, ici, c'est gratuit ! sauf si vous le faites par internet (sur le site de l'USPS) ou téléphone avec votre carte dans quel cas, il vous en coûtera un dollar. La raison donnée est que cela permet une vérification de l'identité de la personne faisant le changement. Sinon, vous pouvez toujours aller à la Poste soit faire la queue au guichet, soit prendre un formulaire et même le remplir tranquillement chez vous (et signer) et le poster ensuite. Pour le formulaire à prendre soi-même, je ne savais pas que c'était possible mais je me doutais bien qu'ils en avaient à disposition du client même quand les guichets sont fermés. Paradoxal, hein, ma pensée !? Bref, comme on passait par là, à celle qui reste ouverte toute la nuit (sauf les guichets quand même), on s'est arrêté et là, la trouvaille fut encore meilleure. Non seulement il y a des formulaires mais en plus, c'est mis dans une enveloppe de taille moyenne avec plein de coupons de réductions pour les magasins/services qui ont un rapport avec les déménagements comme BestBuy si, par exemple, on a besoin de s'acheter de l'électroménager. Ouaih, ça tombe bien, on a justement PAS de machine à laver dans cette nouvelle maison (alors que dans l'autre appart', c'était fourni avec). Une vraie pochette surprise !



  • l'immigration : c'est le big brother qui vous traque mais vaut mieux quand même le faire parce que j'en connais qui ont eu de graves ennuis et on faillit se faire expulser et ça leur a coûté cher en avocat. Vous avez, en théorie, 10 jours après l'emménagement (moi je dis en théorie car nulle part, sur le formulaire, on doit mettre la date d'emménagement. Mais bon, ils peuvent toujours enquêter). Si on ne le fait pas, les risques encourus, dixit le site, sont : une amende pouvant aller jusqu'à 200 dollars ou la prison jusqu'à 30 jours et dans certains cas, l'expulsion. Avant, il fallait envoyer un formulaire (le AR-11) et téléphoner aussi tant qu'à faire, même si l'attente était longue (il y a deux ans, cela dura 20 bonnes minutes.) Maintenant, on peut le faire par internet. C'est beaucoup plus rapide. Ne pas oublier de sauvegarder, comme on vous le demande, le formulaire généré en ligne avec la date et tout et tout, comme preuve. Et normalement, on n'a pas besoin de l'envoyer à part par courrier. En ligne suffit.

    Attention, il y a des cas particuliers où il faut quand même appeler. Mais comme cela ne me concerne pas, je vous laisse le soin de lire le site de l'U*S*C*i*s.

disclaimer : je ne suis ni avocate spécialisée en immigration américaine, ni officier à l'immigration. Ce qui est écrit ci-dessus n'est que le fruit de MON expérience, concernant MON cas bien précis.


Sherylinn qui avait envie d'écrire un disclaimer pour le fun ;-)

lundi 17 mars 2008

el reggaeton

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui date un peu, d'il y a deux ans environ. Bien qu'en fait, j'avais déjà entendu, à la radio en France, une ou deux chansons de reggaeton, à l'époque, je n'avais pas tilté que c'était un genre musical à part entière. Heureusement que je suis venue à San Antonio et que mon ex-voisin aime écouter la musique forte, à fond les basses.

Avant, nous habitions donc dans une résidence-complexe où les murs ainsi que le plafond sont tellement fins qu'on peut tout entendre. Donc, quand ma voisine écoutait sa musique, j'en profitais aussi. Bon, ça allait car ce n'était pas encore trop fort et j'aimais bien son style. En revanche, quand son mari écoutait la sienne (on a su que c'était ses goûts car plus tard, on est devenu pote avec eux), c'était toute de suite aussi fort qu'une boîte de nuit, à fond les basses, et c'était du reggaeton. A ce niveau-là, je n'entendais que des :
boum, bou-bou-bou-boum, bou-bou-bou-boum, bou-bou-boum, bou-bou-bou-bou-bou-bou-bou-bou-boum (je vous ai mis le rythme, là !). En pleine journée, soit ... même si ça devient énervant de ne pas profiter de la partie musicale. Mais le dimanche matin, quand on fait la grasse mat' ! La première fois, le cerveau à moitié réveillé, les yeux encore collés, ma première réaction fut : " c'est pas vrai ! Mais ils ont déjà fait crac-crac la nuit dernière à minuit. Ils remettent ça ?!?!?! " Et oui, leur lit craquait avec le même rythme (et le même bouquan) ce qui faisait vibrer le plafond et le ventilo. M'enfin, une fois un peu plus réveillée, j'ai entendu que c'était la radio. Et finalement, un jour, j'ai carrément mis notre radio à la recherche de cette station parce que je commençais à aimer cette chanson. Et c'est comme ça que j'ai découvert ce genre musical et la station de reggaeton de San Antonio qui, depuis, a disparu et a été remplacée par une station toujours en espagnol mais ne diffusant plus que du reggaeton mais d'autres styles hispaniques.

Après l'anecdote, voici très succintement les origines de ce style : genre apparu dans les années 90, influencé par le reggae, les musiques latines et le hip-hop. Pour plus d'infos, allez voir . Pour connaître le top 20, c'est ici.

Pour finir, voici celle qui m'a plu et que le voisin mettait à fond quand elle passait à la radio :
free music


et enfin, une autre qui passe en ce moment à la radio et que j'ai entendu ce matin et que j'adore :


Demain (ou au prochain post lol), je vous parlerai d'un autre genre qui marche très bien ici, auprès de la population hispanique.

vendredi 14 mars 2008

taguée

Alors, avec beaucoup de retard (excuse-moi Céline), et malgré la chaleur (mais je ne m'en plaindrai pas car on aura eu des journées fraîches voire froides un peu trop) et les deux burgers de Sonic qui me pèsent sur l'estomac et la tête (pas respectivement), je m'y colle.

Alors, d'après ce que je vois, y'a un règlement mais comme mon docteur m'a dit d'éviter toutes contraintes inutiles pour ne pas me frustrer et griller mon dernier neurone et Dieu sait que la vie est pleine de frustrations ... alors je ne suivrai que les règles qui me plaisent (mouarf) :

1. Mettre le règlement du tag sur le blog
2. D’abord, mettez le lien de la personne qui vous tague
(3. Ensuite, indiquez le règlement sur votre blog ) y'a comme un bug ici
4. Puis, mentionnez six choses/ habitudes/ tics non importants sur vous-même
5. Taguez alors six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
6. Enfin, allez avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées


  1. La première chose que je fais le matin, c'est pisser. Et donc, la dernière chose que je fais avant de me coucher, c'est boire. (ah la la, qu'est-ce qu'il faut pas écrire :-s)

  2. Avant (quand j'étais ado), j'avais beaucoup de TOCs. Par exemple, si je prenais quelque chose de mon bazar (manteau, cd etc ...), je devais le remettre à la position exacte d'où je l'avais prise sinon j'avais le fort sentiment que ma grand-mère (préférée) allait mourir. Avant de me coucher, il fallait aussi que je mette la carpette bien parallèle à mon lit-cube, à 2 cm pile, et que la chaise sur la dite carpette ait les pieds perpendiculaires au bord de cette dernière et aussi à 2 cm, au millimètre près mais à l'oeil nul, c'est plus fun. Je peux vous assurer que d'aller au lit me prenait bien 15 min argh. Depuis, ses TOCs ont disparu car je n'ai plus de carpette et de lit-cube et que ma grand-mère préférée est morte :-( Aujourd'hui, les seuls tics qui me restent et ils sont bien moins compulsifs parce que, franchement hein, j'ai pas que ça à faire que de perdre du temps avec ce genre de bêtises, c'est me relever 1 ou 2 fois après mettre bien installer dans mon lit dans la position d'endormissement pour vérifier que la porte/les fenêtres/le four si utilisé le soir/les plaques chauffantes sont bien fermées même si mon mari m'a dit qu'il l'avait fait et que tout soit bien débranché (sauf le frigidaire) (ça c'est dû à un incendie dans notre résidence auquel j'ai assisté quand j'avais 9 ans et qui était dû à un court-circuit d'une prise de la même pièce que celle de ma chambre qui était aussi vétuste et faisait des étincelles. Vous suivez, la phrase est longue !!!).

  3. Comme la Vilaine ;-), je grince des dents, surtout au petit matin. Je croyais que je grinçais que peu des dents mais mon mari m'a dit que c'était bien plus que ça et que ça s'entendait. Quelquefois, ça me passe, surtout quand je ne suis pas stressée. Non, en fait, ça me passe depuis que j'ai quitté la vie trépidante parisienne lol

  4. Quand j'étais petite, j'étais somnanbule. ça faisait flipper la famille mais moi, je me demandais juste pourquoi je me réveillais dans les rideaux (les fois où je me réveillais). La dernière fois que j'ai eu une crise de somnanbulisme, j'avais quand même 19 ans :-s mais une fièvre de cheval (j'avais une angine rouge) et on était en vacances à Toulon, dans un VVF et il faisait dehors presque aussi chaud que dans mon corps. J'ai donc rêvé tout en le faisant que je cherchais à ouvrir la fenêtre mais comme je m'imaginais être dans la salle de séjour, je n'ai pas compris pourquoi il y avait l'armoire devant la fenêtre qui bloquait ainsi le passage. J'ai donc eu l'idée (et oui, je savais ce que je faisais mais en rêve !!!!!) de monter sur un tabouret (tout en dormant) pour essayer de passer au-dessus de l'armoire. J'étouffais trop. Finalement, je ne sais comment, peut-être que j'avais si chaud et soif que j'en pouvais plus, je me suis réveillée en sursaut ... sur mon tabouret et dans le noir le plus complet. Comme vous le savez tous, il ne faut jamais réveiller un somnanbule. ça vaut aussi dans le sens inverse : qu'un somnanbule ne doit jamais se réveiller en sursaut. Ben, j'ai eu la totale peur de ma vie parce que même si je savais ce que j'avais fait, mon cerveau l'avait casé dans le dossier 'rêve' et donc ma conscience n'était pas au courant que c'était en fait la réalité. Vous suivez ??? donc j'ai pas compris pourquoi j'étais sur ce tabouret dans le noir le plus complet et de plus, je ne savais pas exactement où était le sol. D'où la panique totale à bord !!!
    Sinon, depuis, même si je ne marche plus en dormant, je parle :-) (en français et anglais) et d'après mon mari, je miaule aussi :-s (je suis donc trilingue lol). C'est grave docteur ?!? (Je ne vous parlerai même pas de la fois où j'ai dormi les yeux ouverts. Non, non. Mais sérieux, c'est là que j'ai découvert que c'était possible de ne pas reconnaître quelqu'un que je connaissais depuis toujours et l'effet que ça a. Vous comprenez qu'avec ça, le cerveau me fascine et que j'aime tous les bouquins qui s'y rapportent).
  5. J'ai eu ma première varice à 15 ans.
  6. J'ai eu mon premier cheveu blanc à 20 ans.

Voilà ! Vous savez presque tout. Alors, que ce qui aime les petits jeux comme ça n'hésite pas à y répondre ... même si vous n'avez pas de blogs; vous pouvez le faire dans les commentaires.

vendredi 7 mars 2008

Bloody Thursday !

Je n'avais pas envie de le raconter hier car c'était trop frais et j'étais dégoûtée pour lui. Mais aujourd'hui, ça va cent fois mieux et il y a beaucoup d'espoir à l'horizon de ce ciel bleu. Donc je vais vous raconter.



C'était un matin comme un autre ... ou du moins, ça aurait dû l'être. Il faisait gris et froid. Il pleuvait. Les choses étaient tendues ses derniers temps. Il sentait le vent tourné. Après une année de dévotion à son travail, toujours à l'heure, à se proposer pour les heures supplémentaires, à travailler correctement, le vent a tourné.

Il est arrivé en avance, comme d'habitude, pour éviter les éventuels problèmes sur la route qui le conduise à son lointain boulot. Il est entré dans le hall, comme à son habitude. Il a passé son badge dans la machine qui a bipé. "Mm, elle ne doit pas marcher, comme la dernière fois" s'était-il dit. Il a essayé la deuxième et le même bip retentit. A la troisième, il a commencé à se dire que ce n'était pas possible. L'employé à la sécurité l'a regardé avec cet air inquiet d'une situation qu'il a tant de fois vu.

"Qui puis-je appeler ? " lui a-t-il demandé.
"untel, ma superviseuse" fut sa réponse.
Il appela, eut confirmation de ce qu'il se doutait. Il regarda de nouveau cet employé qui venait travailler, comme tous les matins, en avance, comme à son habitude.
"Appelez votre agence de placement" dit l'employé à la sécurité.
"Puis-je parler à ma chef ?" enquérit-il.
"Non"
"Et mes affaires ?"
"quelqu'un de votre agence viendra les prendre pour vous les donner. Partez maintenant" dit-il d'une voix stressée, le regardant bien dans les yeux, le corps tendu, près à bondir si l'employé refoulé essayait de rentrer par la force.
Mais, dépité, il ne sut que dire. Dans sa tête, toute se bousculait : pourquoi ?, comment ?, quoi ? ... qui restaient sans réponse. Il se sentait comme poignardé dans le dos. On ne lui laissait même pas la possibilité de savoir, de s'expliquer. On le balançait comme un déchet, un moins que rien. Elle n'avait même pas eu le courage de lui dire en face, la veille.

Face à ce mur, il tourna les talons et repartit vers sa voiture, la tête perdue dans l'incompréhension, comme s'il était entré dans la quatrième dimension.

C'est aussi ça, l'Amérique.





ps : vous inquiétez pas. Ce fut un sacré choc hier mais aujourd'hui, il a récupéré son carton, le fameux carton de quand t'es viré. Et puis, son agence lui propose déjà quelque chose alors ! Même si ça marche pas, on a de l'espoir.

lundi 3 mars 2008

par un après-midi venteux

un rien les occupe !

vendredi 22 février 2008

Noces de bois

5 ans déjà ! Bilan : 0 enfants, 3 chats, deux nièces ...

Sherylinn qui vous la fait courte